Mona, le logiciel de gestion des Réseaux d'Echanges Réciproques de Savoirs

Version en cours : V 2.3 du 17/08/16

Les RERS

Un Réseau d'Échanges Réciproques de Savoirs (RERS) est une association fonctionnant à l'échelle d'une agglomération, d'une zone rurale, d'un établissement scolaire, d'une classe, ou d'une entreprise et dont les membres donnent et reçoivent des savoirs et savoir-faire.
Certains sont des associations loi 1901, d'autres n'ont aucun cadre juridique.


Il s'agit, là, d'une démarche de formation réciproque, en réseaux ouverts et sans aucune comptabilité, ni liée aux savoirs, ni liée au temps. La philosophie de cette forme d'association est proche de celle des systèmes d'échanges locaux (SEL), mais se distingue par l'absence de monnaie. Si les SEL sont une alternative économique (qui a des effets pédagogiques et sociaux), les RERS sont une alternative pédagogique (qui a aussi des effets sociaux et économiques).
Dans les RERS, tous les savoirs sont jugés intéressants a priori, et ne sont pas non plus hiérarchisés. Les savoirs échangés sont les savoirs personnels. La durée de l'apprentissage n'est pas comptée, seul compte l'échange de savoirs, du transmetteur vers l'apprenant et inversement.

La démarche des Réseaux d'échanges réciproques de savoirs est fondée sur la réciprocité. Cette réciprocité a plusieurs dimensions :

c'est une réciprocité des dons : Chacun étant invité à donner ses savoirs et à recevoir des savoirs. Le don crée ainsi de la valeur humaine, des relations de reconnaissance réciproque. Il affirme le droit, pour chacun, d'apporter sa contribution positive au Bien commun ;
c'est une réciprocité instauratrice de parité : Tous offreurs et demandeurs. Cette parité relationnelle est nécessaire pour l'apprentissage ;
c'est une réciprocité formatrice : En offrant ses savoirs, le transmetteur apprend à au moins trois moments : en préparant l'offre, le transmetteur refait le parcours de ses apprentissages, réactualise ses savoirs, les réorganise, les rationalise ; en transmettant, le transmetteur reformule, on réagit à ce que vit l'apprenant, et on retravaille donc ses savoirs ; en répondant aux questions du ou des apprenants, le transmetteur a un autre point de vue sur ses propres savoirs et peut les réinterroger ou les compléter ;
c'est une réciprocité des rôles : En vivant les deux rôles, chacun réinterroge sa façon de vivre et apprend à apprendre (dans le sens apprendre "à" et apprendre "de") ;
c'est une réciprocité coopérative : On construit, lors des mises en relations et des échanges sur les échanges, ensemble et coopérativement, le système de formation qui nous convient : contenus, méthodes, évaluations, modalités pratiques...
c'est une réciprocité consciente : Il est nécessaire que chacun prenne vraiment conscience de cette réciprocité relationnelle et formatrice.

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